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un étang verdoyant

Savoir déchiffrer la fiscalité applicable lors de l’achat d’un étang

L’acquisition d’un étang peut répondre à différents objectifs : loisir, pêche, valorisation d’un patrimoine naturel, activité piscicole ou investissement foncier. Toutefois, comme tout bien immobilier, un étang est soumis à des règles fiscales spécifiques qu’il convient de connaître avant de concrétiser un achat. La fiscalité d’achat d’un étang est tributaire, notamment de l’usage du bien, de son mode d’exploitation et de la situation du propriétaire. C’est justement le sujet du jour.

L’achat d’un étang : un bien immobilier non bâti

Sur le plan juridique et fiscal, un étang est généralement considéré comme une propriété non bâtie. À ce titre, son acquisition entraîne le paiement des frais habituels liés à une transaction immobilière. L’acheteur doit notamment s’acquitter des droits de mutation, communément appelés « frais de notaire ».

Ces frais  comprennent les taxes perçues par l’État et les collectivités locales ainsi que la rémunération du notaire. Le montant de ces frais varie selon la valeur du bien et la nature de la transaction, mais il représente généralement entre 7 % et 8 % du prix d’acquisition dans l’ancien.

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La taxe foncière sur les propriétés non bâties

Après l’achat, le propriétaire d’un étang est susceptible de payer la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Cette taxe est calculée à partir de la valeur cadastrale du terrain et des taux votés par les collectivités territoriales. Toutefois, certains étangs et zones humides peuvent bénéficier d’exonérations partielles ou totales lorsqu’ils présentent un intérêt environnemental particulier ou lorsqu’ils font l’objet de mesures de préservation. Ces avantages fiscaux sont soumis à des conditions précises qu’il convient de vérifier auprès de l’administration fiscale ou de la commune concernée.

💡Exemple de propriétés non bâties
Il s’agit non exhaustivement des étangs, bois, pâturages, vignes, terrains, etc.

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L’impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Les étangs entrent généralement dans le patrimoine immobilier taxable à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Cet impôt concerne les contribuables dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier de l’année d’imposition. La valeur de l’étang est alors intégrée à l’ensemble du patrimoine immobilier détenu par le foyer fiscal. Toutefois, certaines exonérations peuvent s’appliquer lorsque le bien est affecté à une activité professionnelle présentant un caractère agricole ou économique. Par exemple, un étang exploité dans le cadre d’une activité de pisciculture peut, sous certaines conditions, bénéficier d’un régime plus favorable.

Aperçu sur l’IFI

Les plus-values lors de la revente

Comme tout bien immobilier, un étang peut générer une plus-value lors de sa revente. Cette plus-value correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d’acquisition, après prise en compte de certains frais et dépenses déductibles. La plus-value immobilière est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Toutefois, des abattements progressifs sont appliqués en fonction de la durée de détention du bien. Après plusieurs années de détention, ces abattements permettent de réduire significativement l’imposition. Une exonération totale est même prévue au-delà d’une certaine durée de conservation du bien.

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Les revenus générés par un étang

Un étang peut produire différents types de revenus. Certains propriétaires louent des droits de pêche, organisent des activités de loisirs ou développent une activité piscicole. Lorsque ces revenus ne parviennent pas d’une activité professionnelle, ils appartiennent à la catégorie des revenus fonciers ou autre.

Il faut alors déclarer ces sommes à l’administration fiscale. Dans le cadre d’une activité économique structurée, comme l’élevage de poissons destiné à la vente, les revenus peuvent relever du régime des bénéfices agricoles ou d’un autre régime professionnel spécifique.

Les spécificités fiscales de la pisciculture

Lorsque l’étang abrite une activité de production piscicole, la fiscalité diffère de celle applicable à un simple étang de loisir. C’est le cas pour la pisciculture. Les revenus générés entrent souvent dans la catégorie des bénéfices agricoles. Cette qualification permet parfois de bénéficier d’avantages fiscaux spécifiques, notamment concernant l’IFI ou certains dispositifs d’exonération liés à l’activité professionnelle. L’exploitation doit toutefois répondre aux critères définis par la réglementation fiscale.

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Les exonérations

Vous le savez déjà, les étangs font partie des propriétés non bâties. Or, selon les dispositions du Code général des impôts, les revenus tirés des propriétés non bâties relèvent en principe de la catégorie des revenus fonciers, et ce, lorsqu’ils ne sont pas rattachés à une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. À ce titre, le barème progressif de l’impôt sur le revenu s’applique.

En revanche, en vue d’encourager l’investissement durable, la réglementation fiscale a prévu maintes mesures en faveur des propriétaires de zones humides. En guise d’exemple, ces biens peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’une exonération de la taxe foncière. Quant à l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), on considère souvent les étangs comme étant un patrimoine taxable lorsque la valeur nette du patrimoine immobilier dépasse le seuil légal de 1,3 million d’euros. Des exonérations existent néanmoins pour les biens affectés à une activité professionnelle à caractère agricole, ainsi que pour certains biens utilisés dans le cadre d’activités économiques, telles que la pisciculture.

De plus, les biens ruraux loués à long terme peuvent bénéficier d’un abattement partiel ou total sur leur valeur imposable sous certaines conditions. Le Gouvernement considère que ces dispositifs offrent déjà un cadre fiscal adapté aux propriétaires d’étangs et autres. Une exonération totale et systématique remettrait en cause les principes de l’IFI, dont l’objectif est d’imposer l’ensemble du patrimoine immobilier, sous réserve des exceptions prévues par la loi. Enfin, notez que ce régime n’est pas plus contraignant que celui applicable auparavant dans le cadre de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF).

Les droits de succession et de donation

Il est possible de transmettre les étangs par succession ou donation, à l’instar de tout bien immeuble. Pareillement aux propriétés bâties, on apprécie ces biens sur leur valeur vénale. Sans surprise, les héritiers ainsi que les bénéficiaires doivent payer des droits de mutation. Le montant  de cette taxation dépend essentiellement du lien de parenté avec le propriétaire.

Dans certaines situations, les bénéficiaires peuvent profiter de dispositifs d’allégement peuvent, sous réserve du respect des conditions légales. C’est le cas, par exemple, lorsque l’étang en question fait partie d’une exploitation agricole ou à un patrimoine rural spécifique.  C’est pour cette raison qu’on vous recommande d’anticiper la transmission d’un étang afin d’optimiser sa fiscalité patrimoniale.

Les avantages environnementaux et fiscaux

Les étangs jouent un rôle important dans la préservation de la biodiversité et des zones humides. Certaines collectivités et dispositifs publics encouragent leur conservation à travers des mesures fiscales favorables. Il est alors possible de bénéficier des exonérations de taxe foncière. C’est lorsque le propriétaire s’engage à préserver les caractéristiques écologiques du site. Ces mesures visent à favoriser la protection des milieux naturels tout en limitant la charge fiscale supportée par les propriétaires.

 Avant l’achat, il est donc utile de se renseigner sur les éventuels classements environnementaux ou les dispositifs de protection applicables à l’étang concerné. Dans cette optique, nous vous conseillons de mener une étude préalable sous l’égide d’un notaire ou d’un conseiller spécialisé. Ces professionnels sont en mesure de pondérer les risques et d’évaluer précisément le coût réel de la détention du bien.

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Résumé

L’achat d’un étang n’est pas l’unique investissement possible. En effet, PATRIMOINE & VOUS se tient disponible pour vous guider dans vos projets immobiliers à Pariset dans la région Parisienne et Sud-Est. Découvrez alors notre sélection de biens viagers dans la région. Par contre, si vous souhaitez investir à Fréjus et sa région, l’agence 1+1 IMMO vous apporte les services et outils nécessaires pour réussir cet investissement.

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La fiscalité d’achat d’étang est bien plus compliquée que d’apparence. Ce type de bien est soumis à une fiscalité particulière. Cette fiscalité varie selon son usage, son mode d’exploitation et sa valeur patrimoniale. Taxe foncière, revenus éventuels, IFI, plus-values immobilières ou encore transmission successorale sont autant d’éléments à prendre en compte avant de se lancer.

Toutefois, certaines exonérations et dispositifs favorables existent. C’est notamment le cas pour les étangs présentant un intérêt écologique ou utilisés dans le cadre d’une activité agricole telle que la pisciculture. Une bonne compréhension de ces règles permet d’optimiser son investissement tout en assurant une gestion durable de ce patrimoine naturel.

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