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Acheter son propre étang : les étapes avant de se lancer ?

La France compte plusieurs milliers de plans d’eau. Parmi eux, l’étang représente une alternative séduisante pour les propriétaires en quête d’un cadre bucolique et les amateurs de pêches. Vous souhaitez acquérir l’un de ses réservoirs mais manquez de connaissances ? Voici les points à surveiller avant de se jeter à l’eau.

Les différents types d’étangs

Les étangs se répartissent en plusieurs catégories. Parmi celles-ci, la tourbière représente l’image populaire de ce genre de plan d’eau. Située la plupart du temps en forêt, cette dernière se crée lorsque de la tourbe s’accumule et retient l’humidité. Composé en grande partie de matière organique, ce réservoir nécessite de l’entretien à cause de sa tendance à l’accumulation de vase dans le fond.

De son côté, la gravière se forme dans les vallées lorsque la nappe phréatique remonte. Ce plan d’eau nécessite moins d’entretien qu’une tourbière grâce à la présence réduite de matière organique. Cependant, ce confort se paye par coût plus élevé. De plus, le manque de déchets naturels dans l’eau se traduit aussi par une population de poissons plus faible.

Forme ultime de ce type de plan d’eau, l’étang vidangeable offre une gestion simplifiée. En effet, le réservoir se videra facilement grâce à un dispositif permettant de transvaser le contenu dans une autre étendue. Le phénomène d’envasement se régule donc efficacement, tout comme le management de la population de poissons. Vider l’eau vous permet aussi d’éliminer les espèces invasives comme les poissons-chats.

💡 Des prix très variés
Vous pouvez dénicher des étangs à vendre à partir de 10 000 euros. Cependant, la valeur de ce type de terrain fluctue énormément en fonction des critères du plan d’eau (vidangeable, emplacement, etc.).

➔ A lire aussi : Installer une piscine chez soi : comment bien gérer ce projet ?

Créér son propre étang : les obligations légales

Un étang existant ne vous convient pas ? Gardez la pêche, vous pouvez toujours créer votre propre plan d’eau ! Toutefois, la loi vous oblige au préalable à déclarer vos travaux. Selon la superficie, la procédure diffère. Si la surface ne dépasse pas 3 hectares, une simple déclaration suffira. Cependant, une aire supérieure nécessitera une autorisation délivrée par la police de l’eau.

En plus de cette déclaration, de nombreux aménagements seront indispensables :

  • Aménager une revanche de 40 centimètres en cas de pose de digues.
  • Prévoir une séparation d’au moins 10 mètres avec les cours d’eau.
  • Construire une pêcherie pour récupérer les poissons.
  • Créer un déversoir couvrant les risques de crue.
  • Mettre en fonction des filtres à sables.
  • Installer un système de vidange.

Déjà propriétaire d’un étang : voici la loi

Afin d’être conforme à la loi, il vous faudra posséder un acte réglementaire (sauf pour les plans d’eau de moins de 1 000 m² sans communication avec un cours d’eau). De plus, rapportez l’existence de l’étang à la police de l’eau (géré par les fameux hommes-grenouilles). Cet organisme organise régulièrement des contrôles donnant lieu à des sanctions administratives et judiciaires.

Comme tous terrains, l’étang est soumis à l’imposition. Classé territoire agricole, vous devrez vous acquittez de la taxe foncière sur le non-bâti. Ensuite, la taxe d’habitation entre en jeux si vous construisez un bâtiment (même si c’est un petit chalet non habité). Si vous achetez pour louer, sachez aussi que la taxe sur les revenus s’élève à 62, 2%. Réfléchissez donc bien à votre achat avant de mordre à l’hameçon.

Concernant la pêche, la réglementation diffère selon la configuration de votre étang. Si celui-ci est classé eaux libres (connecté à un cours d’eau), alors il vous faudra posséder une licence en plus de respecter les périodes légales. Au contraire, si votre réservoir est clos, les poissons vous appartiennent et vous pouvez pêcher sans documents et aux dates que vous souhaitez.

Les points principaux à surveiller

La connexion avec d’autres cours d’eau est donc un critère essentiel dans la décision d’achat. D’une part, il définira vos droits sur les poissons et la pratique de la pêche. D’autre part, un réservoir lié à une rivière sera plus complexe à gérer. En effet, celui-ci risque de se voir envahi d’espèces nuisibles comme les poissons-chats et les écrevisses de Louisiane.

Tout aussi important, la qualité de l’eau s’analyse impérativement avant votre décision d’achat, surtout si votre motivation principale est la pêche. Pour cela, utilisez un test d’analyse, trouvable dans de nombreuses animaleries. Selon les résultats, vous connaitrez les espèces de poissons pouvant peupler cet étang.

Comment entretenir un étang

Malgré son aspect naturel, un étang demande de l’entretien. Étape importante, la vidange de son plan d’eau doit se faire tous les deux à cinq ans lorsque les conditions hydrologiques sont optimales (hors période de fortes précipitations) Cette méthode sert à désenvaser le fond du réservoir. Les services compétents doivent quant à eux être prévenus au moins 15 jours avant. Prenez note que le vidangeable est interdit du 1er décembre au 21 mars dans les eaux de catégorie 1.

De son côté, l’empoissonnement vise à augmenter ou implanter une population de poissons dans son étang. Nous ne lançons pas de pavé dans la marre en affirmant que ce procédé est indispensable dans le cadre d’une activité de pêche. Après avoir introduit les bêtes dans le plan d’eau, surveiller l’évolution du nombre de têtes, surtout si vous introduisez des carnassiers. En effet, vous pourriez être amené à renouveler l’opération sur plusieurs années.

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