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Micro-maison

Habiter dans un logement de poche : les tiny houses

Née dans les années 2000 aux Etats-Unis, la tiny house originelle servait à prôner une vie plus simple, puis loger les victimes de l’ouragan Katrina. Désormais, la micro-maison touche un public beaucoup plus important. En effet, la crise de 2008 et l’inexorable augmentation des prix de l’immobilier ont poussé de nombreuses personnes à s’intéresser à ce type d’habitat. Nous vous proposons donc un tour d’horizon du concept de logement de poche.

Qu’est-ce qu’une tiny house ?

Comme son nom l’indique (micro-maison en français), la tiny house est une habitation de petite taille. Généralement, sa superficie ne dépasse pas les 30 m². Les plus sceptiques qualifieront probablement ces résidences de logements pour hobbits. Pourtant, pas besoin de grands pieds poilus pour devenir propriétaire de l’un de ces biens !

Avec son ouverture au grand public, la tiny house s’est vue adjoindre une vertu écologique. Le bois est donc le matériau phare pour son impact réduit sur la nature et son faible coût financier. De plus, cette matière facilement accessible permet l’auto-construction d’une micro-maison. De nombreux particuliers se lancent donc seul dans la réalisation de leur nid douillet de poche.

Évidemment, une si petite surface nécessite d’optimiser parfaitement son espace. Pour cela, les propriétaires et les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour maximiser chaque cm². Dans ces logements, vous trouverez entre-autres des tables escamotables, une profusion de rangements et des tiroirs incorporés dans les escaliers. Dans cette vidéo, un couple de propriétaires de tiny house partage avec vous son expérience.

Les différents types de maisons de poches

Modèles les plus connues, les tiny houses sur roues vous transforme en tortue. Grâce à elles, vous emmènerez votre maison partout avec vous. Son mode de déplacement est aussi simple qu’une caravane. Effectivement, le logement est monté sur un châssis de remorque plus ou moins imposant (en fonction de la taille de l’habitation). Ainsi le propriétaire s’émancipe des contraintes liées à la sédentarité.

Bien plus rare, la tiny house fixe vous offre certains atouts de ce type d’habitat tout en restant sédentaire. En contrepartie du renoncement à la vie nomade, les propriétaires gagnent en confort. Un emplacement permanent permet ainsi de se raccorder aux réseaux d’eau et d’électricité. De même, les micro-maisons immobiles disposent généralement de proportions plus généreuses. En effet, l’absence de contraintes inhérentes aux réseaux routiers (ponts, largeurs des voies, etc) favorise l’accroissement des surfaces habitables.

💡 Une habitation qui ne conviendra pas à tous
Au vu de sa faible taille et son relatif manque d’intimité, la tiny house conviendra difficilement à une famille avec plusieurs enfants. De même, les personnes à mobilité réduite risquent de connaître des difficultés dans la vie quotidienne. Par exemple, dépliez la table peut devenir une vraie épreuve de tous les jours.

Les avantages de la tiny house

Le principal atout de la micro-maison est bien évidemment son faible prix. En effet, une tiny-house s’avère bien moins onéreuse qu’un logement classique. Cependant, les tarifs diffèrent énormément selon le mode de construction que vous choisissez :

  • 20 000 euros en moyenne pour une auto-construction,
  • entre 30 000 et 50 000 euros pour une coquille vide (structure seule),
  • plus de 60 000 euros pour une tiny house toute équipée.

En plus d’un tarif attractif, la plupart des constructeurs proposent une personnalisation totale de votre tiny house. Vous disposez alors d’un logement totalement unique, parfaitement adapté à vos besoins. Par exemple, une micro-maison tout en hauteur peut vous permettre d’acheter un petit terrain en zone urbaine à moindre coût.

Finalement, une tiny house de moins de 20 m² d’emprise au sol vous exempte de permis de construire. Votre projet immobilier a donc bien plus de chances d’aboutir tout en réduisant le délai avant votre installation. Inutile de préciser qu’une surface au sol supérieur à 20 m² vous oblige à demander ce document administratif.

Les inconvénients de la micro-maison

L’inconvénient le plus évident réside bien entendu dans sa petite taille. En effet, la faible surface disponible vous offrira peu d’espace. Par conséquent, vous devrez renoncer à certains conforts. Adieu par exemple le grand canapé d’angle et la table en chêne massif. Cependant, le manque d’espace est aussi une bonne excuse pour ne pas inviter ses beaux-parents à dîner.

Du côté des tiny houses mobiles, certains inconvénients propres à ces maisons existent. Le déplacement par remorque nécessite notamment un permis de conduire différent de celui de madame ou monsieur tout le monde. Effectivement, le poids de l’ensemble véhicule et remorque définira le type de permis requis :

  • Si l’ensemble pèse moins de 3 500 kg, le permis B suffit.
  • Pour une remorque de moins de 750 kg, le permis B conviendra aussi.
  • Si la remorque fait moins de 3 500 kg et l’ensemble est inférieur à 4 200 kg, le permis B doit être complété d’une formation de 7 heures (B96).
  • Pour une remorque de moins de 3 500 kg, mais un ensemble supérieur à 4 200 kg ; vous devrez posséder le permis remorque (BE).
  • Si la remorque pèse plus de 3 500 kg, le conducteur doit acquérir le permis poids-lourd avec remorque (C1E)

Finalement, un mode de vie nomade nécessite aussi une autonomie en termes de ressources. Effectivement, vous ne pourrez pas vous raccorder aux réseaux d’eau et d’électricité. Vous ne pourrez donc compter que sur des dispositifs tels que des récupérateurs d’eaux de pluie et des panneaux solaires. De même, certaines commodités sont davantage spartiates que dans une maison classique. Par exemple, le manque de raccordement aux égouts nécessite l’utilisation de toilettes sèches.

➔ A lire aussi : Acheter son propre étang : les étapes avant de se lancer ?

La règlementation de la tiny house

Dans le cadre d’un logement de poche déplaçable, vous serez dispensé de taxe foncière et d’habitation. Cette situation s’explique par le statut accordé aux tiny houses. Considérées comme des maisons mobiles, celles-ci ne sont soumises qu’à une simple taxe “résidence mobile” de 150 euros par an.

Toutefois, conserver ces exonérations implique de souvent voyager. En effet, la loi interdit de rester sur un terrain plus de 3 mois avec une tiny house. Dans le cas contraire, elle sera considérée comme une habitation permanente. Vous devrez alors demander une déclaration préalable de travaux à la mairie dont dépend le terrain. De plus, un permis de construire sera indispensable pour les micro-maisons dont l’emprise au sol est supérieure à 20 m².

Côté responsabilité, la règlementation vous impose de posséder une assurance pour toutes tiny houses. Si votre logement de poche est monté sur roue, vous devrez également souscrire à une assurance portant sur la remorque. Au total, ces contrats vous coûteront entre 500 et 1 000 euros par an. Notez aussi que les tiny houses fixes dont le châssis a été retiré peuvent être exonérés de l’assurance remorque.

1 commentaire

  • Super interessant merci !

    Les tiny house sont une forme de logement en plein boom aux US et chez nous, malgré tout les PLU restent un frein dans leur adoption aujourd’hui…