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Faire un potager

Comment créer un potager et l’entretenir ?

L’agriculteur sommeillant en vous s’est réveillé et vous souhaitez créer un potager ? Vous n’êtes pas le seul, ce type de plantations connait un regain d’intérêt et se développe même chez les citadins. Alors, ne restez pas planté là, cet article vous explique comment créer sa culture de fruits et légumes sur son terrain.

Préparer le terrain

Avant de pouvoir ramasser vos premiers fruits et/ou légumes, plusieurs étapes doivent être réalisées. D’abord, réfléchissez à l’objectif de votre potager. Est-ce juste un passe-temps ou souhaitez-vous nourrir votre foyer grâce à cette parcelle ? Selon votre choix, la taille de la plantation diffèrera. Toutefois, gardez en tête qu’une augmentation de la surface cultivée vous demandera plus de temps et d’énergie pour l’entretenir et la récolter. Soyez donc raisonnable au risque de finir dans les choux.

Une fois la taille déterminée, l’heure est venue de préparer le terrain. Pour cela, équipez-vous d’une bêche et arracher l’humus sur 20 centimètres de profondeur. L’herbe étant retirée, munissez-vous d’une fourche et retournez la terre. Cela permettra de détruire les mottes et d’obtenir un sol respirant. Si la simple évocation d’une activité physique vous fait tomber dans les pommes, sachez que des engins motorisés existent. En effet, une machine comme un motoculteur vous facilitera grandement la tâche.

Le terrain prêt, le semis constitue l’ultime point de passage avant de créer un potager. Renseignez-vous alors sur les différents fruits et légumes que vous souhaitez cultiver. Chaque espèce possède des exigences propres en termes de climats, période de plantation, besoin en eau, etc. Vous ne pourrez pas faire pousser tout et n’importe quoi sans tenir compte de l’environnement. Ne prenez donc pas la nature pour une poire, vos plants ne se développeraient pas 😉

Créer un potager hors-sol

Si pour vous un jardin classique est trop complexe, ce n’est pas la fin des haricots. De nombreuses installations permettent de cultiver hors-sol. Parmi ces dernières, le carré surélevé est une alternative populaire. Consistant en un ou plusieurs bacs séparés du sol, ce dispositif a l’avantage de réduire les nuisances provoquées par les insectes. Effectivement, vos fruits et légumes seront à l’abri des limaces et des escargots. La récolte est aussi moins pénible physiquement, les pousses étant plus proches de vos mains.

Pour les petites surfaces, l’idéal reste la culture en pot. Nécessitant moins d’espace qu’un potager classique, cette solution permet aussi de se débarrasser de la corvée que représente le désherbage. Toutefois, certaines espèces de végétaux sont incompatibles avec ce genre de contenant. C’est notamment le cas des plantes à grandes racines dont le peu d’espace disponible pénalisera la croissance. De plus, vos fruits et légumes se trouverons rétrécis comparés à une mise en terre classique.

Dernière catégorie de culture hors-sol : la serre. Disponible en de très nombreuses tailles, ce dispositif dispose d’une capacité d’accueil suffisante pour plusieurs espèces différentes ou de nombreux plants identiques. Espace totalement clos, cet abri protègera vos cultures des aléas climatiques comme le gel et la grêle. Cerise sur le gâteau, certains modèles intègrent le chauffage. Il est donc possible d’y laisser pousser les végétaux de son choix durant toute l’année. Rustica vous propose de découvrir comment créer un potager sur son balcon en vidéo.

Entretenir son potager

Votre potager nécessite également un entretien régulier. Le désherbage est l’une des activités primordiales. Parmi les méthodes possibles, le paillage est la méthode des fainéants pragmatiques. Pour le réaliser, il suffit de recouvrir le sol autour de vos plantes de copeaux de bois. En plus d’écarter les mauvaises herbes, vos plants seront protégés de la chaleur et l’arrosage pourra donc être limité. La technique entre aussi en harmonie avec une culture biologique : pas besoin de recourir à des produits chimiques.

Comme tous les végétaux, les cultures agricoles sont soumises à des cycles de vie. Cela signifie que chaque espèce possède sa saison de plantation optimale. Planter en fonction de la saison offre des récoltes de fruits et légumes en adéquation avec une consommation naturelle. Cette façon de manger est parfaite car elle est bonne pour la santé. En effet, les minéraux et vitamines contenus à l’intérieur renforceront votre système immunitaire.

Afin d’optimiser vos cultures et se rapprocher d’un modèle écologique, n’hésitez pas à développer un écosystème. Intégrez donc des fleurs pour attirer les abeilles et papillons qui polliniseront vos plants. Acheter aussi des coccinelles afin de vous débarrasser des pucerons dévorant vos plantations. Enfin, laissez à disposition des tas de bois dans un coin de votre jardin. Ces derniers serviront de refuges aux batraciens et hérissons se nourrissants des gastéropodes détruisant vos fruits et légumes.

➔ A lire aussi : Comment vendre une partie de mon terrain ?

💡 Les potagers naturels sont plus productifs
Afin que votre potager produise le maximum de fruits et légumes, rapprochez-vous d’un fonctionnement naturel. Planter des espèces de saison et introduisez un écosystème complet (fleurs, abeilles, coccinelles, etc.).

Créer un potager en ville

Posséder un potager est aussi possible en ville. En effet, de nombreuses initiatives ont vu le jour ces dernières années. Par exemple, la création de jardins sur les toits est devenue tendance chez les citadins des métropoles comme Paris. Selon l’installation, les cultures sont plantées à même le sol dans de la terre étalée sur la toiture ou dans de nombreux carrés surélevés. Ces hauteurs représentant jusqu’à 32% de la superficie horizontale d’une cité, ce type de plantation est amenée à se développer dans le futur.

Si votre immeuble ne dispose pas d’un jardin sur le toit, gardez la banane. Certains espaces verts citadins proposent des potagers à louer. Les prix sont d’ailleurs attractifs avec des tarifs d’environs 50 euros par mois pour 100 m2. Tout comme l’hébergement entre personnes privées, de nombreux particuliers louent une parcelle de leurs terrains. Des plateformes spécialisées comme Shareterre ou Pretersonjardin.com ont même vu le jour pour agréger et gérer les offres.

Il est aussi possible d’héberger ses plantations sous son toit. Ce ne sont pas des salades, de nombreux dispositifs adaptés aux maisons et appartements existent. Toutefois, leurs espaces sont limités et vos plants rempliront davantage un but de décoration/passe-temps. De plus, cultiver à l’intérieur, ça coute un peu de blé ! Effectivement, ces potagers d’intérieur dépassent souvent les 100 euros.

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